La question qu’on nous pose le plus souvent est une variante de : « mais est-ce que ce sera toujours mon produit ? ». C’est la bonne question. Une photo IA de à-peu-près-votre-produit ne vaut rien — une annonce sur une marketplace est une promesse, et une photo qui promet la mauvaise chose est un remboursement avec des étapes en plus.
Voici donc la frontière, tracée aussi précisément que possible.
Ce qui est modifié
La lumière. C’est l’essentiel de la magie. Une photo de téléphone sous une ampoule de cuisine devient une prise éclairée comme en studio : lumière principale douce, ombres nettes, aucune dominante de couleur. Rien de l’objet n’a changé — les photons, si.
Le fond et le décor. La table de cuisine devient un blanc sans raccord, du lin chaud, un plan de travail en marbre, une scène de vie. Cette partie, tout le monde la comprend intuitivement, et c’est aussi la moins risquée : aucun acheteur ne croit que votre produit est livré avec la table.
La composition. Angle de prise de vue, distance, cadrage, espace négatif. La photo générée est composée comme un photographe la composerait, parce que les modèles ont été entraînés sur des photographies qui l’étaient.
Ce qui est verrouillé
Forme et proportions. Une montre reste exactement cette montre. L’architecture des prompts traite la référence comme la vérité pour la géométrie — un bracelet à la largeur légèrement fausse est une génération ratée, pas un choix de style.
Couleur et matière. Couleur du tissu, imprimé, coutures, la façon dont le métal brossé accroche la lumière. Pour le vêtement et la bijouterie, c’est le produit tout entier, et c’est pourquoi nos prompts consacrent plus de mots à la fidélité qu’à la beauté.
Mentions, logos, texte sur le produit. Ce qui est imprimé sur votre produit reste des pixels imprimés. Là où le sujet d’une niche porte légitimement du texte — une maquette de logo, un cadran de montre, un badge de véhicule — le pipeline le préserve ; partout ailleurs, le texte généré est purement interdit, car des lettres inventées par le modèle sont la façon la plus rapide de repérer un faux.
Les personnes. Elles n’apparaissent jamais en sortie — et les photos contenant des personnes sont refusées dès l’envoi. Un article distinct explique pourquoi.
Le mode d’échec honnête
Parfois une génération rate — une surface réfléchissante capte un fond qui n’existe pas, un maillage fin perd son tissage. On préfère vous le dire ici plutôt que vous laisser le découvrir par surprise : les sujets difficiles existent. Verrerie, miroirs, chrome, emballages transparents. C’est pour cela que les générations ratées se relancent gratuitement, et que chaque projet vous montre le résultat avant qu’il ne vous coûte quoi que ce soit au-delà des crédits que vous avez choisi de dépenser.
Le test qu’on s’impose est simple : l’acheteur, produit en main à côté de la photo, pourrait-il se sentir trompé ? Si oui, la photo est mauvaise — aussi jolie soit-elle.
Pourquoi cette frontière et pas une autre
Toutes les marketplaces pour lesquelles nous avons écrit un guide d’exigences convergent vers la même règle par des chemins différents : Amazon veut que l’image principale soit le produit, Etsy veut des photos de l’article réellement fini, les applis de livraison veulent le plat qui arrive à la porte. Les plateformes se moquent de savoir si c’est un humain ou un modèle qui a appuyé sur le déclencheur. Ce qui leur importe, c’est que les pixels correspondent au colis.
C’est le standard autour duquel le pipeline est construit. La lumière est un terrain libre. La chose elle-même, non.